30 mai 2007
1. Ca décolle !
Don Labêche et Elléou Labêche, deux petits vieux aspirant à la richesse se lancent dans le challenge Pêche, Nature et Animaux que j'ai présenté sur le forum de Sims Agora avec les trois animaux qu'ils viennent d'adopter : Le chien Déter, le chat Séou et la chatte Garla. Arriveront-ils à concilier l'éducation de leurs animaux, leur passion pour la pêche et leur amour du jardinage ?

- Qu’est ce que t’en penses Don ? On se le tente ce challenge ?
- Moi je suis partant, on a rien à perdre de toute façon : Pas de boulot, pas de fric, pas de maison et trois bêtes à nourrir. 20 000 simflouzes c’est toujours bon à prendre, on pourra se construire une maison avec un jardin. Tu t’occuperas du potager, je pourrai aller à la pêche et on fera travailler les animaux. C’est bien pour ça qu’on les a adoptés, nan ?
- Moui… tu crois qu’on pourra s’en tirer ? Ca va nous faire un sacré boulot tout ça.
- T’as mieux à proposer Elléou ?
- Ben… nan. A part gagner des clopinettes dans un travail sous-payé de retraités. Dire qu’on rêvait de devenir riches.
- Ouais ben, pour le moment on est raides. Mais si on sait mener notre barque, on roulera peut-être sur l’or, qui sait ?
- L’espoir fait vivre.
- Tu l’as dit !

- J’ai peur Don. T’as vu le trou dans lequel on est tombés ? Y a pas un magasin dans le coin, pas une ville à moins de 100 Km. On sera cloués à la maison jusqu’à notre mort.
- Meuh t’inquiète donc pas Elléou, on s’offrira-t-y pas une voiture ?
- Moui… ça me rassure qu’à moitié. Tu sais bien qu’on n’a pas le permis.
- On le passera !

C’est bien d’être optimiste Don Labêche, mais pour ce qui est de passer le permis… tu crois que t’auras le temps de prendre des leçons ?
- Meuh bien sûr ! On va faire bosser notre chien Déter, nos chats Séou et Garla et à nous la vie pépère ! Bon, c’est pas tout ça, moi je veux gagner un peu d’argent, alors si tu permets…

… Si tu permets, je m’en vais peindre un magnifique tableau pour gagner mon premier simflouze parce que si je dois attendre d’avoir un arbre à sous, ça menace d’être long.
Et vous les bestioles, z’avez intérêt à bien vous entendre, autrement je vous remets à la fourrière d’où vous venez.

- Tu dis ça, mais qu’est ce que tu deviendrais sans eux, mon pauvre Don ? C’est eux qui seront chargés de faire bouillir la marmite, je te rappelle.
-Ah-naaan ! C’est quoi ça ? V’là la flotte !
C’est bien ma veine. Moi qui croyais pouvoir profiter des derniers soleils de l’été. Je fais quoi là ? Je me rentre ou je continue dehors ? C’est peut-être qu’une nuée. Ca va peut-être passer.
La foudre ne te fait pas peur, Don ?
- LA FOUDRE ?! Tu crois que je pourrais être foudroyé ? Nan, parle pas de malheur.

S’agit pas d’en parler ou pas, s’agit de l’éviter. Alors t’arrêtes de te poser la question et tu rentres. D’ailleurs, je sais pas si t’as vu ton tableau, mais l’huile et l’eau ne font pas bon ménage.
- Aaaah-naaaan ! C’est baudrouillé de partout ! Je vais pas pouvoir le vendre cher maintenant !
Tu l’aurais pas vendu bien cher de toute façon, rassure-toi.

Les animaux ont déjà pris leurs aises dans la maison. Sont pas fous eux, passent pas des heures à regarder la flotte tomber en se demandant s’ils vont se rentrer ou essuyer l’orage.
Heu … Séou, m’étonnerait qu’Elléou apprécie de te voir grimpé sur son unique plan de travail, maniaque comme elle l’est.

- NAN-MAIS !! En voilà des manières ?! C’est au bureau d’adoption qu’on t’a appris à monter les meubles ? Aaaah-mais, ça va pas se passer comme tu crois ! Descends de là immédiatement ! Va falloir apprendre à bien te comporter si tu veux qu’on soit bons amis.
Qu’est ce que je t’avais dit !
Maintenant Elléou, toi va falloir apprendre à supporter tes animaux dans un premier temps. N’oublie pas qu’ils sont ton seul espoir de faire fortune. Parce que la vente des légumes –surtout quand on n’y connaît rien en jardinage- c’est pas vraiment de gros rapport.

- Mais tu vas être un bon minou, n’est ce pas Séou ? Tu vas pas tarder à apprendre les bonnes manières ? On ne grimpe pas sur les meubles, c’est compris ? Est ce que je m’assois sur le plan de travail moi ? Nan ! Alors tu fais comme moi.
Moi je dirais pas ça. M’enfin, tu l’éduques comme tu le sens.

Heu… c’est normal que Déter boive l’eau des flaques ?
- Meuh-oui, c’est normal ! Il doit avoir faim. L’eau ça remplit bien l’estomac.
M’étonnerait qu’il se contente de ça. Faudrait peut-être penser à lui faire à manger ? Surtout qu’il n’est pas le seul à avoir faim. Les chats aussi ont faim.

- Qui c’est qui va manger les bonnes croquettes CANIRONRON? Et tâchez de pas m’en mettre partout ! J’ai pas que ça à faire que de nettoyer. - Même si j’adore faire le ménage. J’ai assez de Don pour tout salir. Il est sale, mon bonhomme, ça ferait peur !

- Ben alors ? Qu’est ce qu’ils attendent pour aller manger ? Je croyais qu’ils crevaient de faim ?
Elles vous plaisent pas mes croquettes ?
Va pourtant falloir vous y faire. Croyez quand même pas que vous allez manger de la nourriture de Sims. Au prix que ça coûte !

- Bon, va falloir leur trouver un job vite fait. Je verrais bien Déter dans la Sécurité. C’est bien la sécurité. On se sentira plus rassurés avec un chien de garde. Et je caserai Garla et Séou dans les Services.
Sauf que la Sécurité et les Services, ça paye pas cher. Alors, tu pourrais peut-être envoyer Garla travailler dans le show-bizz 847$ en fin de carrière au lieu de 731 et 770 d’autant que les primes d’avancement sont au prorata du salaire.
Hein ? Qu’est ce que tu penses de ça ? C’est pas une bonne idée ?

- Séou !!! Non d’un petit bonhomme ! Encore grimpé sur le plan de travail !
Aaaah-mais j’aime pas beaucoup qu’on se moque de moi. Descends de là tout de suite avant que je mette une volée dont tu te souviendras.
Heu… c’est pas Séou. C’est Garla, là.
- Ah-bon ? A quoi je peux les reconnaître ? Ils se ressemblent comme frère et sœur.
Parce que c’est la même race de chats de gouttière. Même race, même caractère, comme ça, ils ont des chances de bien s’entendre. Moyennement peureux et intelligents et très affectueux… et propres aussi, si ça peut te rassurer. Mais pour les reconnaître, il y a les colliers : bleu pour Séou et rose pour Garla. Donc là, le collier rose avec les petits cœurs, c’est Garla Labêche.

- Ca flotte toujours ! Pourtant, j’aurais bien aimé aller faire mes plantations. Et toi Don ? T’avais pas dit que t’irais à la pêche ? Je comptais un peu sur le poisson pour le repas de ce midi. Ca cale bien le poisson, et ça coûte rien.
- Tu permets ! Je termine mon œuvre d’art ! Et puis si tu crois pouvoir te débarrasser de moi en m’envoyant me faire foudroyer. T’as qu’à y aller toi, te faire foudroyer. Moi je reste au sec !

- Déter, mange pas tout ! Faut en laisser aussi aux chats !
Rhalala, je sens que ça va être la ruine à nourrir ces bestiaux : 10$ la boîte de croquettes, c’est du vol pur et simple. Ca coûte aussi cher que la nourriture de Sims. Si seulement ils pouvaient nous ramener une promotion dès le premier jour.
Pour ça, faudrait que tu prennes le temps de leur apprendre quelques tours.

- Tiens, en parlant de manger… moi aussi j’ai un petit creux.
DON ! Si tu peux abandonner ton œuvre d’art cinq minutes, on pourra passer à table.

- Dis-donc Don, je pensais… t’en es où dans tes points d’aspiration ? Parce que moi, ça plafonne à 2 000. J’espère que t’as des envies réalisables, toi.
- Moi ? Je souhaite qu’une chose : que mes bestioles aient une promotion –à part gagner de l’argent bien sûr. Bon pour l’argent, c’est en bonne voie, dès que j’ai fini mon œuvre d’art j’encaisse cent points. Mais pour les promos... Tu crois qu’ils vont y arriver ?

- Ah-ben on est mal ! A ce qu’il paraît qu’il aurait fallu qu’on leur apprenne des tours tu te rends compte ?
- Et alors ?! T’as que ça à faire ! T’aurais pas pu t’en occuper ?
- HEIN ?! Tu crois que j’ai que ça à faire ! Nan-mais tu plaisantes ou quoi ? J’ai même pas eu le temps de me retourner avec les bêtises qu’ils inventent. Toute leur éducation est à faire : ça grimpe sur les meubles, ça griffe tout ce qui est à portée de patte, ça pisse partout, ça se couche sur les lits… On leur apprend rien au bureau d’adoption ! Et puis encore faut-il qu’ils soient disposés à apprendre. C’est pas le cas !

- Bon excuse-moi, je pouvais pas savoir. Mais alors, comment on va faire en attendant ? Parce qu’à part ça, y a rien qui me ferait plaisir. Y a quelque chose qui te ferait plaisir à toi ?
- Nan rien ! Qu’ils aient une promotion, c’est tout. Ou alors… acheter une voiture. Ca, ça me ferait vraiment, mais alors VRAIMENT plaisir.
- Laisse tomber ! On n’a pas les moyens.
- Hélas, je sais bien !

Quand vous aurez fini de vous lamenter ! Si vous voulez pas continuer demain, faudrait peut-être songer à leur apprendre quelque chose. Déter et Séou doivent savoir se tenir tranquilles a lieu de sauter partout et Garla de parler pour jouer les doublures. Qui s’y colle ?
- Moi j’ai mon œuvre d’art à finir !
Ben… je vois plus que toi, ma pauvre Elléou. Justement Séou est frais et dispos. Si tu commençais par lui ?
- N’oublie pas de bloquer l’aspiration. On en manque !
Points : Séou apprend à ne pas bouger = 200.
Ca décolle !
31 mai 2007
2. A en baver des ronds de chapeau

- Tu parles d’une journée ! On n’a rien pêché, on n’a rien planté et on n’a rien gagné. Enfin si ! Les animaux nous ont rapporté leur paye… Pas bien grasse. On a juste pu leur acheter un deuxième matelas pour dormir. Pour le moment, je voudrais pas dire, mais… ils coûtent plus qu’ils ne rapportent, les animaux. Sans compter tout le tintouin qu’ils nous font faire.
SEOU !! Descends de là tout de suite ! Sur MON lit avec tes pattes sales ! Nan-mais des fois !
Heu… Elléou, c’est Garla, là !

Mardi 2ème jour :
Ah, Don ! T’es déjà debout ? Alors, ça y est, tu l’as vendu ton beau tableau ? Par quoi tu nous as remplacé ce désir à cent points de rien du tout ?
- Ben… j’avais pas d’idée alors je me suis dit qu’Elléou avait raison : Nous faudrait bien une voiture. On est loin de tout ici.
Pff, une voiture (hausse les épaules). Pour QUOI faire ? T’as pas le permis !
- Oui-mais, ça me rassurerait de la savoir là au cas où…
Au cas où rien du tout ! J’enverrai jamais un danger public sur la route. T’as pas vu les loupes que tu portes ? Ils te le donneront jamais le permis. Parons plutôt au plus pressé : tu rêves toujours que tes protégés aient une promotion au moins ?
- Plus que jamais !
Alors tu sais ce qui te reste à faire.
Garla apprend à ne pas bouger : Points : 400.

- Auprès de mon arbre, tralalalala
Ca y est, tu t’es mise au jardinage Elléou ? Je vois que t’as préparé des carrés à planter.
- Oui-mais là, je taille mon oranger, tu vois. Faudrait pas qu’il ait mauvaise mine si je veux récolter des beaux fruits. C’est que les oranges ça demande de l’entretien si on veut qu’elles aient bon goût et des vitamines.
Et Don ? Il te donne pas un coup de main ?
- Si-si, il est à la pêche. Tu le trouveras auprès de la mare.

- Allez hop ! Ni-vu ni-connu, je fourre ça dans ma poche avec l’autre. Ca fera la paire.
QUOI ?! T’as pêché DEUX bottes !
- Ben-quoi, QUOI ?! Faut bien commencer par quelque chose.
Commencer par me perdre 10 points, super ! J’aurais quand même préféré que tu commences par prendre un poisson.
- Ca mord pas dans ce coin là, je change de place !
C’est ça, change de place, bon à rien !
Points : 390

- Ah-nan ! Je peux pas continuer. Rev’là la flotte !
Essaye encore un peu, ça mordra peut-être. Tu n’y as pas été cinq minutes.
- Nan-nan-nan, j’arrête ! Il pleut. La flotte ça mouille et les éclairs ça te transforme en torche vivante le temps de le dire. Je me rentre !
Tu vas faire quoi ? Les animaux se reposent.
- Chais pô. Je vais lambiner sur le lit, je crois bien.
Tu sais quoi, Don ? J’ai une meilleure idée : TU VAS ME CHERCHER DU BOULOT ET QUE CA SAUTE ! Que tu serves à quelque chose au moins !

Séou… je sens que tu vas encore te faire gronder.

- GARLA !!! Si je t’y reprends ! Gare à tes puces !
Heu… c’est pas Garla, c’est Séou là.
- Je m’y ferai jamais !
Meuh-si tu t’y feras, t’en fais donc pas : le plus sombre c’est Séou, donc le plus clair c’est ?
- Garla ! Aaaah j’aime mieux ça. Parce que les colliers, j’ai pas trop le réflexe d’y regarder.

- Et voilà, un beau toutou tout propre et qui sent bon. Il va être en forme pour aller au travail, hein, mon Déter ? Il va peut-être nous ramener une belle promotion pour faire plaisir à sa mémère et à son pépère ? Au fait… il fait quoi le pépère ?
Rien ! Il se ballade dans le jardin en attendant grand Sim sait quoi. J’ai l’impression que t’as pas chopé le gros lot avec lui, ma pauvre Elléou.
- Attends ! Je m’en vais te le secouer, moi !

- Don, ça peut pas durer comme ça ! Je vais pas me payer tout le boulot dans cette maison pendant que tu te laisses vivre.
- Mais-heu ! J’ai appris à rester tranquille à Garla.
- Et à part ça ? T’as fait quoi ?
- Heu… j’ai pêché des bottes.
- C’est bien ce que je dis ! T’as rien fait !
- SI ! J’ai cherché du travail !
- Ah-bon ? Tu vas faire quoi ?
- N’importe quoi ! Ce qui payait le mieux. En l’occurrence : je vais surveiller la cour de récréation de l’école au bout de la rue.
- Y avait pas école aujourd’hui ?
- Si ! Mais-bon… disons que je me suis décidé un peu tard. Ca attendra demain.

Heureusement que les animaux sont là : Séou a été promu en animal de garde et Déter -qui n’avait rien appris- animal de thérapie en répondant à une carte chance. Grâce à quoi, l’arbre à Simflouzes a fait son apparition. Mais Don est le seul qui puisse récolter les billets et encore… ce n’est que passager.

- Au fait, Don. Tu m’as pas dit que les animaux avaient tiré des cartes chance ?
Elles racontaient quoi, ces cartes chance ? T’as une idée ?

- Si-si. Attends que je me souvienne… Rha la mémoire ! Ben chais plus moi. Mais Garla l’avait mauvaise.
- Pourquoi ? Elle a pas su répondre ?
- Elle a répondu exactement la même chose que Séou. Il a eu une prime et elle s’est fait virer.
Attendez là ! Elle travaillait pas dans le show-bizz Garla ? Comment se fait-il qu’elle ait eu la même carte que Séou ?

- Elle a eu la même carte parce que je l’avais inscrite dans les SERVICES ! On voulait tous les deux qu’elle travaille dans les SERVICES, je l’ai inscrite dans les SERVICES. C’est NOS bestiaux ! Tu vas pas décider pour nous.

- Bien dit Don ! De quoi je me mêle ? On n’a déjà pas tellement d’occasions de se faire plaisir.
Bon ! Vous-vous êtes fait plaisir et elle s’est fait virer. Maintenant vous tenez toujours absolument à ce qu’elle travaille dans les Services ?
- Maintenant on s’en fiche, hein Don ? Elle peut travailler dans le show-bizz si elle veut.
Retenez-moi ou je lui fais avaler ses piques à bigoudis.

- Donne la papatte Déter. Donne la papatte à mémère. Voui, c’est un bon toutou mon Déter, il apprend à donner la papatte.
Je sais pas si t’es au courant Elléou, mais c’est pas ça qu’on attend de lui dans la Sécurité. Ils s’en moquent complètement qu’il sache donner la papatte. Tu vas me faire le plaisir de lui apprendre à ne pas bouger. Ca c’est utile !
Points : 590 Déter a appris à ne pas bouger.

- Aaaah quand même ! T’as décidé de te rendre utile aujourd’hui pour changer. T’as fertilisé la terre au moins ?
- J’ai rien fertilisé du tout ! Ca poussera du moment qu’on entretient.
Ca poussera oui, mais… quand ? Et c’est quoi ça ? T’as installé un arroseur automatique ?
- Sûr que j’ai installé un arroseur automatique, et même deux ! Tu te figures pas qu’on va passer tout notre temps à se coltiner des arrosoirs. Avec les rhumatismes qu’on se paye !
Moui… je sais pas si c’est bien efficace les arroseurs automatiques.
- Si on essaye pas… Ca coûte rien d’essayer.
Ben si ça coûte, justement !

- Au pied Déter ! Tu vas venir au pied nom d’un chien ?!
Nan, c’est là le pied ! Qu’est ce que tu regardes ? Y a rien à voir ! Alors au pied et plus vite que ça !
Malgré les méthodes douteuses d'adjudant refoulé de Don, Déter a tout de même fini par apprendre à venir au pied.
Points : 790

Ca fait plaisir de rentrer du travail, hein Don ?
- A qui le dis-tu ? J’en avais marre des ces gamins qui s’amusent à me voler mon chapeau. Bien content d’en être débarrassé.

HEIN ?!! Comment ça débarrassé ?! Ne me dis pas…
DON ! Tu me cacherais pas quelque chose ?
Regarde-moi donc quand je te parle !

- Ouiiiii, ils m’ont viré ces sans-cœur. Virer un pauvre vieux sans défense, qu’a même pas la force de courir après son chapeau.
Ne me dis pas qu’il t’ont viré à cause de ton chapeau, je le croirai pas. Qu’est ce qui s’est passé ? Raconte !
- Ben… rha la mémoire ! Ben, y avait une bonne femme qui voulait absolument que je marque pas que son fils était arrivé en retard. Il ETAIT arrivé en retard tu peux me croire. Alors, tu me connais : règlement-règlement, je l’ai envoyée aux pelotes. Paraît que j’aurais pas dû. Que je suis trop intranz… intranz… trop sévère quoi. Le directeur m’a dit que j’étais pas assez souple avec les gamins. Pas ma faute si j’ai fait l’armée !
Bon ! Passons ! (soupir) Tu sais ce qui te reste à faire.

- Oui ça va, Je vais me chercher un autre boulot… Tiens ! Ils redemandent un surveillant de cour de récré. Peuvent toujours courir !
Ils courront pas bien loin, parce que tu vas re-postuler.
- QUOI ?! Retourner dans cette école de délinquants ? JAMAIS !
DEMAIN !! T’y retourneras dès demain ! Tu crois quand même pas que tu t’es offert une séance d’échecs pour rien ? Tu voulais un point de logique, tu l’as. Maintenant t’as plus qu’à prendre le boulot qui va avec.
- Mais-heu ! Moi je voulais choisir l’Aventure. J’ai toujours rêvé d’atteindre le sommet de la carrière d’aventurier.
A ton âge ? Faut pas rêver ! Et puis t’as vu une offre d’emploi d’aventurier toi ?
- Nan. Pas cette fois.
- Donc…
- Donc ??? Bon ça va, j’ai compris ! Dire qu’il va encore falloir me battre pour récupérer mon chapeau.
04 juin 2007
3. L’aventure, c’est l’aventure !

- Pffiou quelle journée ! Je suis mort ! Tu peux pas savoir la chance que t’as de rester à la maison à te reposer.
- Moui la chance… J’ai passé tout mon temps à arroser et entretenir les plants de tomates. J’ai bien peur que mon lumbago se rappelle à moi.

- Hé tu m’entends toi ?! J’ai le dos en compote !
Y a pire que toi, Elléou. Jette donc un œil du côté de Garla. Elle fait pitié même à Déter.
- M’en fous de Garla. Je te parle de MON dos, là ! Tu peux pas m’acheter un fauteuil ? On n’est plus tout jeunes ! Faudrait voir à prendre soin de nos vieux os.
Je vais faire mieux que ça : je vais t’offrir un luxueux canapé à pas cher, mais confortable.

- Si je te faisais un petit massage, tu crois que ça te ferait du bien, Elléa ?
- Chais pas. Essaye toujours…
Ah-mééééé ! C’est pas aux omoplates que j’ai mal c’est aux REINS ! Le lumbago c’est plus bas que ça se tient !

- T’as pas fait la cuisine Elléou ?
- Nan ! J’avais la flemme. T’as qu’à faire comme moi : tu te prends un paquet de gâteaux dans le frigo. Sont délicieux ces petits gâteaux. Délicieux et vite prêts, t’as juste qu’à ouvrir le sachet.
- Ben-nan tu vois, je préfère les chips. Enfin… pas trop souvent quand même. J’aime mieux ta cuisine à toi mamour.
Mamour maintenant ! (lève les yeux aux ciel) Tu la sens pas la vile flatterie pour te renvoyer à tes tâches ingrates d’épouse modèle ?
- Laisse-le dire ! Ca fait au moins quarante ans qu’on est mariés, alors tu penses si je le connais ! Quand il m’appelle mamour c’est qu’il a quelque chose en vue. Mais ce soir, niet-bernique ! J’aspire plus qu’à aller me coucher.

- Naturellement ! Le temps de prendre mon bain, le lit est occupé.
Nan Déter, Nan ! Le lit c’est pas fait pour les chiens. Les chiens ça dort par-terre ! Sur le coussin des chats à la rigueur, mais dans un lit de Sims JAMAIS ! Tu m’entends ? JA-MAIS !!

Jeudi :
Déjà debout Don ? Mais… il est à peine cinq heures du matin. Tu pouvais encore te reposer.
- Chais bien ! J’arrive pas à dormir. J’étais trop excité hier soir et j’ai pas eu ce que je voulais.
Ooooh comme c’est triste ! Tu vas faire quoi alors ?
- Chais pô. Je vais lambiner sur le nouveau canapé peut-être bien.

J’ai une meilleure idée dis-donc ! Si tu nettoyais le coussin du chat qui pue que c’en est intenable ?
- Mmmm…. chais pas trop si ça me dit.
Mais c’était pas une vraie question, Don.
Faut lui mettre les points sur les « i » sinon il comprend pas.

Et puis… si t’allais m’entretenir les plants de tomates envahis par la mauvaise herbe ?
Tu vois bien qu’en grattant un peu, y a mieux à faire que de lambiner sur le canapé.

- Oui-bon. Je vais peut-être bien me recoucher un peu. Je finirai peut être par réussir à me rendormir.
Si seulement Elléou ronflait un peu moins fort…
Pchitt ! Pchitt !…
- RRRrrr
- PCHITT ! PCHIIITT !!
- RRRrrrr - RRRrrr
- Nan, ça lui fait rien. Faudrait peut-être la secouer un peu ?

T’as passé une bonne nuit Elléou ? Tu te sens mieux ?
- Ca peut aller mais… on se demande à quoi servent les chats. J’ai l’impression qu’on a des souris. Je les ai entendues couiner sur le matin.

- Tu vas me les attraper ces vilaines souris. Hein Garla ? Voui, t’es une bonne mémère toi.
Ah ça y est tu les reconnais maintenant ? Même sans tes lunettes ? Y a du progrès !

- Bonne nouvelle ! J’ai enfin gagné 100 simflouzes ! Depuis le temps que l’arbre ne donnait plus rien.
- Pff, 100 simflouzes ! On va pas aller loin avec ça !
- Ah-mais faut un début à tout ! Après j’en gagnerai 500, et après 1000 et après 1500 et après…
- Mange tes corn flakes ! Le temps que tu m’égrènes tout le chapelet, ils vont ramollir !

- Nan ! Quel genre de bruit ?
- Ben… ça faisait… Pchitt ! Pchitt ! Quelque chose dans le genre.
- Nan. J’ai rien entendu. Je t’ai juste entendue ronfler.
- C’est bizarre ! J’aurais juré qu’on avait des souris.
- Meuh-nan on n’a pas de souris. Pas avec deux chats, voyons !
Ca doit être le bois qui travaille.
- T’as peut-être raison.

- Tu sais quoi Don ? Faudrait voir à t’occuper de cette chatte. M’a pas l’air en forme du tout. Elle manque de vie sociale et de distraction.
- Et pourquoi ça serait moi qui devrais m’en occuper ?
Laisse-moi répondre Elléou : Parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse !
- Voilà ! T’as entendu ? Parce qu’il faut bien que tu le fasses ! Et moi j’ai autre chose à faire.

- T’as vu ce doigt Garla ? Essaye de l’attraper pour voir… Mais-NAAAAN !! Pas pour de vrai, saleté de chat !
Heu… faut que je l’amuse combien de temps comme ça Elléou ? Elle arrête pas de l’attraper, ça fait mal.

- Le temps qu’il faudra !
Le temps que j’apprenne cette nouvelle recette de cuisine dans ce bouquin que j’ai trouvé dans cette bibliothèque minable alors que je rêve d’une bibliothèque à 600$, par exemple.
- Ah toi aussi tu rêves d’une bibliothèque à 600$ ? Ben comme ça : on est deux !

Il lavolé, lavolé, lavolé, lavolé, lavolé, lavolé l’orange.
Il lavolé, lavolé lavolé l’orange du marchand !
Sont comment ces oranges Elléou ? Savoureuses ou alléchantes ?
- Succulentes !
C’est pas prévu ça !
(réfléchit en se grattant la tête)
Bon… on dira savoureuses et 860 points.

- Mais !!! Qu’est ce qu’elle fait encore ici, Garla ? Elle devrait pas être aux studios de cinéma à cette heure là ?
- Oui, elle devrait ! Mais ça lui disait rien. Hé-hé, c’est mal parti pour qu’on se mette à rouler sur l’or. Je te le dis moi !
- Et ça te fait rire vieux fou ? Mais c’est pas vrai ! Suffit que je m’absente une minute au jardin et c’est la chienlie ici.

Heureusement, ce brave Déter y est allé au travail, lui !
Et il a encore ramené une promotion. Le voilà chien d’aveugle maintenant.

Où tu t’en vas fagoté comme ça, Don ?
- Je m’en vais jouer les zaventuriers !
En short ?! Z’ont pas fini de se fiche de toi à la récré, les délinquants de la maternelle.
- Ah-mais, je vais pas à l’école ! Je me lance dans l’Aventure, la vraie !
Je croyais qu’il n’y avait pas de place dans l’Aventure ?
- Hier soir, y avait pas de place ! Mais ce matin, y en avait ! Y en avait et j’ai saisi ma chance ! A moi les grands espaces, les grands fauves !

- Ah-nan ! Ah-nan-nan-nan, je peux pas y aller : Il flotte !
Il flotte et alors ?
- Et alors, c’est trop dangereux. Je reste au sec !
Veux-tu bien grimper dans cette voit… trop tard ! Le chauffeur en avait assez de le voir se lamenter sur la flotte : Il est parti. Il a dû penser qu’il s’était trompé d’adresse. Ca pouvait pas être cette poule mouillée aux mollets de coq, le grand aventurier qu’il était censé emmener au travail.
T’es fier de toi mauviette ?
Ben tu vas faire quelque chose de vraiment dangereux maintenant : Tu vas me nettoyer la pisse de Déter sous l’orage ! Surtout à ne pas confondre avec les flaques d'eau.
08 juin 2007
4. Les travaux forcés

Vendredi
De jour comme de nuit, inlassablement…

Elléou bichonne son arbre et son potager.

Sans oublier de laver Déter

Ni de lui enseigner de nouveaux ordres
Deter apprend à parler.
Points : 1060

Il arrive que Don, dans ses bons jours, daigne s’y mettre à petite dose..
Séou apprend à ne pas bouger
Points : 1260

Mais c’est quand même elle qui fait le plus fort du travail
Garla apprend à venir au pied.
Points : 1460

Fidèle à ses principes, Don passe le plus clair de son temps à le perdre. Il a sauté sur le premier passant venu pour se essayer de se faire un ami et l’heureux élu c’est Edouard Plénozas qui a le droit d’entendre ses jérémiades.
- Je vous dis pas comme c’est dur pour un pauvre vieux comme moi de devoir entretenir une grande propriété. J’arrête pas ! Parce que vous savez ce que c’est les bonnes femmes, toujours fatiguées, toujours à se reposer.
- Vous avez une grande propriété ? Où ça ?
- Ben… vous y êtes !
- Ah ? Vous la trouvez grande, vous ? Vous verriez la taille de mon entreprise, c’est autre chose !

- C’est bien assez grand pour nous, pouvez me croire. Je suis obligé de jouer du sécateur à longueur de journée, d’entretenir, de vaporiser pour éviter les parasites… le nichoir à coccinelles c’est complètement inefficace pour les arbres fruitiers, je vous signale.

- Bref Doudou, t’as une idée de mon calvaire. C’est les travaux forcés ici. - Il vous a dit ça ?! Ne le croyez pas monsieur Doudou, c’est moi qui m’occupe du jardin et des bêtes. Lui, il passe son temps à chercher où il a bien pu fourrer sa cane à pêche ou à se chercher un nouveau travail dans le journal. Parce qu’il vous a pas dit ? Il a été viré de l’Education Nationale comme un malpropre. Dans la soirée, Garla apprend à rouler avec Elléou. Samedi - Don, t’apprendras à Séou à faire le mort. Ca te fera les pieds. - Ah, c’est toi qui fais tout ici ! Moi, c’est bien connu, je passe mon temps à me reposer. - Pitié Elléou ! Je pensais pas ce que je disais. Je sais pas ce qui m’est passé par la tête. Tu peux pas m’obliger à tout faire. Ouf, elle est allée à la pêche. Je vais pouvoir en profiter pour lire mon roman passionnant. - Range-moi ce bouquin à l’eau de rose ! Après t’iras nettoyer la litière des chats. Et quand t’auras fini… - Tu te rappelles ce que je t’ai dit hier sur les bonnes femmes, Doudou ? Ben la mienne, elle est pas comme ça. La mienne, c’est un vrai bourreau de travail. Elle sait s’occuper du jardin, elle éduque les bêtes, elle tient la maison nickel et en plus c’est un vrai cordon bleu. Respire un peu la bonne odeur de ces sandwiches au fromage fondu. Une fée du logis ! Je peux pas dire mieux. Elle me reproche d’être feignant, mais j’ai mon boulot alors je peux pas l’aider tellement à la maison. Dis-lui toi, que je fais ce que je peux. - Il a son boulot… au fait vous ne m’aviez pas dit qu’il avait été viré ? - Vous diriez pas ça si vous saviez tout, monsieur Doudou. Il y a pas mis les pieds à l’ambassade ! Il a raté la voiture à cause de la pluie. Dès qu’il tombe une goutte d’eau il a peur de se faire foudroyer. Alors ? Vous trouvez toujours qu’il pourrait pas me donner un coup de main ? - Elléou ! J’ai nettoyé le panier du chien. Je peux aller me coucher maintenant ?
Doudou ??
- Ben-oui, Doudou ! On est potes maintenant. Tu veux peut-être manger avec nous, Doudou ?
- Mais-heuh ! T’es pas obligée de raconter ça, Elléou
- Je suis pas obligée, mais je le fais ! T’étais obligé de raconter que je passais ma vie au lit, toi ? Menteur !
- Menteur et feignant, monsieur Doudou, vous pouvez me croire. Faut jamais se fier à ce qu’il raconte. S’il a taillé l’oranger aujourd’hui, c’était juste pour vous épater.
Points : 1660
Don passe son temps au téléphone avec Doudou, histoire de rectifier le tir.
- J’ai pas voulu la détromper parce je suis obligé de la ménager à cause de son sale caractère, tu comprends Doudou. Mais c’est elle la menteuse. Tu me crois Doudou ? 
Et je te signale qu’un livre ça, se pose pas par terre, ça se range, feignant !
Ben aujourd’hui, je me repose encore ! Tu vas voir ce que c’est que de tout faire.
Quand t’auras fini de faire le mort, t’iras arroser les tomates.
- Apprends à Séou à faire le mort et en silence, Don Labêche. Le temps que tu passes à te lamenter, c’est autant de temps perdu pour rien.
Où j’en étais resté déjà ? Ah-oui : le bel aventurier enlace la fille de la jungle et dépose un tendre baiser sur ses lèvres enflammées…
- Elléou, tu peux pas me faire ça ! Moi aussi j’ai le droit de me reposer un peu.
- Nan ! Le repos c’est réservé aux bonnes femmes ! C’est bien ce que t’as dit ?
- J’ai eu tort, je le reconnais. Tu veux que j’appelle Doudou ? Je lui dirai que j’ai eu tort.
- Appelle-le. Mais je veux assister à la conversation. Je veux être sure que tu me racontes pas d’histoires. Tu serais bien capable de faire semblant de t’excuser pour tirer au flanc.

- Si, mais il en a trouvé un autre : secrétaire à l’ambassade.
- Ben alors Elléou, faut le comprendre. Il peut pas être partout.
- Tu m’avais pas dit ça Don.
- Nan ?? J’ai dû oublier alors.
- Dans ce cas, ta femme a raison. Tu pourrais bien l’aider un peu.
- Merci, monsieur Doudou. Je savais bien que vous finiriez par comprendre que la victime dans cette maison, c’est pas Don, c’est moi !
- Tu me sors les poubelles et tu vas payer les factures. Après tu pourras me rejoindre.
13 juin 2007
5. Les coupeurs d’herbe en quatre

Le lendemain :
- Don, t’en es où dans l’apprentissage ? Ca y est, il fait le mort Séou ?

- Il va y arriver ! Je sens qu’il va y arriver. Faut dire que je suis bon acteur, moi.
J’aurais fait un mort parfait dans un western.
T’as vu comme je fais bien le mort Elléou ? Même le chat, il y croit !

- Tu te figures que j’ai que ça à faire, que de te regarder faire l’andouille ?
Ca, t’aurais pu faire un mort dans un western, c’est sûr ! Je te vois bien dans le rôle du cow-boy qu’a passé sa journée au saloon et qui se fait rouler dessus par une diligence : PARCE QU’IL EST SAOUL COMME UN COCHON et qu’il zigzague au milieu de la route, Don Labêche. Dans le rôle de l’ivrogne, tu serais parfait.

- Chuis pas trop d’accord avec toi, mais Séou a l’air de comprendre.
C’est fou comme il fait bien l’ivrogne qui s’est fait rouler dessus par la diligence.
Heu… t’es pas vraiment mort, au moins Séou ?
*Séou a appris à faire le mort* Points : 1860

Tandis que Don s’ingénie à apprendre à Garla à rouler,
vous pouvez admirer le jardin dans toute sa magnificence par les fenêtres de la véranda.

Malgré tout l’amour que porte Elléou à ses trois pieds de tomates et les soins permanents qu’elle leur prodigue à longueur de temps, -et que je te bine, et que je t’arrose et que je t’arrache la mauvaise herbe-, maintenant que l’oranger dort du sommeil du juste, vous voudrez bien admettre qu’il se résume à pas grand chose, le jardin.

Eh-bien c’est ce pas grand chose qu’elle va soumettre au jugement impitoyable de la tribu des coupeurs d’herbe en quatre et de sa redoutable cheftaine : Tiphaine Moreau surnommée « Œil de lynx » parce que rien ne lui échappe. Rien ! Pas le moindre journal qui traîne, pas la moindre fleur qui bat de l’aile, pas le moindre carré de terre non fertilisé.
Mais elle ne le sait pas encore, la malheureuse.
La Tiphaine, s’est pointée sans crier gare.
- Vous venez d’arriver dans le quartier ? J’ai pas encore eu l’honneur de vous rendre visite. J’espère que vous rejoindrez notre club de jardinage local dont je suis le grand manitou.
Et va-z’y qu’elle profite de ce qu’Elléou n’y connaisse strictement rien en jardinage pour lui refiler un flacon de Chlorophyrine. Soit-disant pour la guérir de la maladie des végésims au cas bien improbable où Elléou en serait atteinte. Les vieux, vous savez ce que c’est, la maladie ça les effraye.
- Vous m’en mettrez trois, on sait jamais. J'aime mieux en avoir d'avance, mieux vaut prévenir que guérir.
La mère Moreau se frotte les mains.

Tiphaine a passé la journée à abreuver Elléou de conseils.
- Rien ne vaut le fumier-maison pour les plantes. Je serais vous, j’achèterais un container à compost. Vous pouvez y mettre tout ce que vous voulez : les tasses, les assiettes, les journaux, les feuilles mortes, les crottes de chiens… tout fait ventre.
- Ah-mais, y a jamais de crottes de chien chez moi ! Mon chien, je le sors tous les jours avec mon petit sac en plastique, ma pelle et ma balayette. Et je ramène pas le paquet-cadeau à la maison. Qu’est ce que vous croyez ?!

Après avoir appris à Garla à rouler, et après une bonne sieste, Don s’est impatienté plusieurs fois :
- Quant est ce qu’on mange, Elléou ?
Mais quand elle est partie, Tiphaine est intarissable et elle se soucie comme d’une guigne de l’estomac de Don qui crie famine d’une voix de plus en plus impérieuse. De guerre lasse et pour la faire taire, il a fini par se cuisiner lui-même un plat de spaghettis. Parce que les assurances d’Elléou comme quoi :
- Dans cinq minutes ! Je prends congé de la dame et j’arrive
Il commençait à ne plus trop y croire.
*Garla a appris à rouler* Points : 2060

- …Et je serais vous, j’achèterais des nains de jardin. Je peux vous donner l’adresse d’un artisan qui en fabrique, tous plus magnifiques les uns que les autres, blablabla…
- BON !!! Ca va durer encore longtemps les conseils ? Parce que chais pas si vous z’êtes au courant, mais il commence à se faire tard, là !

Tiphaine en est toute retournée. Personne, jamais personne, n’a osé lui parler sur ce ton.
Elle qui fait la pluie et le beau temps dans le village d’habitude.
- Mais… je voulais juste vous aider à obtenir votre carte de membre du club.
- N’à foutre de votre carte ? Ca me donnerait quoi de l’avoir ?

- Ca vous donnerait que vous auriez un prix de gros sur les graines et le fertilisant. Ca vous donnerait que vous pourriez participer au concours du plus beau jardin doté de prix fabuleux en espèces. Ca vous donnerait…
- Des prix en espèces ?! Ah-mais c’est intéressant, ça ! Ca coûterait combien pour être membre ?
- Ah-mais elle est pas à vendre ! J’ai qu’un coup de fil à passer et si les membres du club jugent que votre jardin le mérite, ils vous l’offrent. Vous-vous sentez prête madame Labêche ?
* Psstt, j’ai bien fait hein ? J’ai bien fait de demander une évaluation du jardin ? *

Comme elle juge que ma réponse manque d’enthousiasme, Elléou réalise qu’elle a peut-être commis une erreur.
- Don, vas donc me surveiller ce qu’ils fabriquent dans le jardin. On les connaît pas ces gens-là. Tu verrais pas qu’ils nous piquent notre nichoir à coccinelles ? Je la sens pas du tout cette bonne femme.

Après avoir fait le tour du jardin -ce qui ne leur prit pas plus de cinq minutes- la demande de carte d’Elléou a été rejetée à l’unanimité. Tiphaine triomphait. Elle tenait sa vengeance.
- La prochaine fois, vous écouterez les conseils : Il est même pas présentable ce jardin ! Il est ridiculement petit et faudrait y mettre plus de décorations et faire plus de plantations aussi. A part le roseau et le nénuphar de la mare, y a rien !
- L’est bien assez grand pour moi, allez ! On voit bien que c’est pas vous qui vous coltinez les arrosoirs.
- Dans ce cas… Z’êtes pas prêts de devenir membre de notre club. Mais si vous-vous en fichez…
- Un peu que je m’en fiche ! Je suis pêcheur moi, pas jardinier.

Dimanche
Aujourd’hui Don a décidé de couper l’herbe sous le pied d’Elléou. Elle ne lui donnera pas d’ordres parce qu’il va les devancer hé-hé-hé ! Il commence par apprendre à Garla à donner la patte.
- Donne la papatte, Garla ! Voui, t’es une bonne fifille. Y a pas à dire, ils sont drôlement intelligents mes bestiaux, ils pigent tout ce que je leur apprend.
*Garla a appris à donner la patte* Points : 2260

La nuit portant conseil, Elléou a décidé de se réconcilier avec Œil de lynx. Les rabais annoncés sur les sachets de graines et le fertilisant ont clignoté toute la nuit sur l’écran de ses rêves. Elle prend sur elle de lui demander des conseils pour son potager :
- Allo Tiphaine ? Vous qui aimez tant donner des conseils, comment vous feriez pour faire mûrir mes tomates ?

- LEUR PARLER ?!!!
*Complètement jetée, cette bonne femme. Si elle se figure que je vais gober ça. Jouons à malin-malin et demi. Elle me prend pour une courge et moi je fais celle qu’a pas remarqué qu’elle était fêlée du bocal.*
- Ah-mais c’est très intéressant. On l’apprend où le langage tomates ? Aaaah c’est réservé aux jardiniers émérites et je suis loin d’en être.
*Non seulement elle me prend pour une courge, mais en plus elle se fout de moi. Je sais pas si on va bien être copines.*
- DON !! T’es où Don ? Attends que je te raconte la dernière de la mère Moreau.

Mais Don ne l’entend pas, tout occupé qu’il est à arroser les tomates, il ne s’est même pas aperçu qu’il venait de passer son badge de bronze.
Mais moi si !
Points : 2460

Elléou est bien déçue. Elle qui se faisait une telle joie de raconter des ragots sur le dos de Tiphaine. Si son mari ne l’écoute pas, qui l’écoutera ? Les chats ? En voyant Séou faire son fou après avoir mangé de l’herbe à chats, elle en doute sérieusement.

Elle décide de le calmer en lui apprenant à donner la patte.
Points : 2660